THE LUNAR TRILOGY the album in memory of the Apollo 11 mission 🌑
THREE VARIATIONS OF SOLITUDES LUNAIRES DEDICATED TO APOLLO'S 50TH ANNIVERSARY
The basic version of the track Solitudes Lunaires from the double album "EXTENDED"
has been reworked with an orchestral restructuring, an amplified spatialization and an additional rhythm section. Excerpts from Niel Armstrong's conversations have been
added at the beginning and end of this new version.
"Suddenly, from behind the rim of the moon, in long, slow-motion moments of immense majesty, there emerges a sparkling blue and white jewel, a light, delicate, sky-blue sphere laced with slowly swirling veils of white, rising gradually like a small pearl in a thick sea of black mystery. It takes more than a moment to fully realize this is Earth … home."
Edgar Mitchell (American astronaut, and 6th lunar walker)
"Любимая Solitudes Lunaires в трех разных вариантах. Трудно выбрать лучшую, но для меня это - последняя версия - Apollo 2019. Легендарная вещь! Favorite track: Solitudes Lunaires [Apollo 2019 version]."
My sixth album was released on March 3, 2019. I am delighted to share some information with you here.
"When it comes to electronic music, Laurent Schieber alias Sequentia Legenda is one of the regulars on these pages. And for good reason, because he revives the Berlin school in a way that convinces genre fans."
Juergen Meurer on 20 May 2019
OVER THERE : A THIRTY-FIVE-YEAR-OLD PROJECT
OVER THERE - 1984
The origin of this project goes back to 1984, when I was 19 years old.
Back then, we were at the end of the analog era and the MIDI standard
had been introduced. My parents enabled me to set up a home studio and I
dreamed of making an album.
I drew inspiration from my collection of analog instruments: modular
Korg PS-3200, ARP Odyssey, Korg MS-20 and its SQ10 sequencer, duophonic
Oberheim Two Voice, Crumar Multiman S, Roland RE 201 echo chamber and
TEAC A3340S 4-track tape recorder.
THE TIME HAS PASSED
Meanwhile, music technology was ever evolving. I therefore eventually
separated
from my analog synthesizers for digital instruments, driven by
Steinberg’s
Pro-24 recording software.
OVER THERE - 2019
And finally, thirty-five years later, I was lucky enough to be able to
realize my dream.
To do this, I used today’s instruments. The software
synthesizers were carefully chosen
to create an extended atmosphere of
the classic Berlin School period from the
mid-1970s to the mid-1980s.
I hope you will enjoy
listening to this album as much as I enjoyed composing it.
And now
it's time to let my new album fly on its own.
1. THE RETURN: TO THE ESSENCE OF BERLIN SCHOOL MUSIC
1984: I was 19 years old, surrounded by my analog instruments. All was perfect. On my own, I composed for long hours, sometimes whole nights. I had a dream then to create an album, a disc, called OVER THERE. I even created a fabric banner with an album cover concept. 2019: My youth project has become a reality.
2. FLOATING TIME: A MEDITATIVE BERLIN SCHOOL MUSIC
In the distant fog and breaking waves, the ringing of a bell can be heard. A craft floating on an unknown sea advances slowly, then gradually embarks on a progressive flight towards the heavens. In this mystical atmosphere, rumblings from the
sky andthe depths of the sea mix with floating sequences and whirling sounds.
3. MIND LAKE: AN INTROSPECTIVE BERLIN SCHOOL MUSIC
„I was immersed in the convolutions of my mind when, suddenly, I saw a lake of an intrinsic beauty! Eager to go further in my quest, I closed my eyes! A great serenity seized my whole being. I would have liked, at that very moment, that this journey would have been endless.“ Michel RebelRaiser
Michel Francart:
"A meditation music ! Thanks !
Une atmosphère très mystique ! Avec
le sentiment que le temps ralentit ! Merci !"
"Since his fine debut Blue Dream in 2014, French synthesist Laurent Schieber made his own personal journey through electronic music"
VolgaRock:
"Like always when I stop by, amazing music, relaxing and inspiring! ALBUM SOUNDS VERY PROMISING!"
FLOATING TIME IN THE GRENZWELLEN - BERLINER SCHULE
Ecki Eckert Stieg:
"OVER THERE is the title of the new album of the Frenchman Laurent Schieber alias Sequentia Legenda. The work on this album goes back to 1984 when Laurent started it at the tender age of 19. But the technical possibilities for him are only now mature enough to complete it. By OVER THERE : Floating Time."
Meilleurs albums de l'année 2018 : RENAISSANCE est dans la sélection de Drew Fisher !
"Dans l'esprit magique de la Berlin School de Klaus Schulze, Laurent Schieber(SequentiaLegenda) le Maestro de Mulhouse semble faire un album par an (ou, plus exactement, tous les neuf mois) tout en augmentant en confiance, en qualité et en séduction. Alors qu'ETHEREAL, datant de 2017, était un véritable chef-d'œuvre et reste sur ma playlist de rotation fréquente - j'ai été si occupé en 2018 (depuis mai)et je n'ai pas eu assez de temps pour écouter de la nouvelle musique et encore moins des épopées de plus de 20 minutes comme celles-ci.
Mais je peux dire aujourd'hui, qu'ils sont tout à fait à la hauteur des
normes fixées par le travail précédent de Laurent - et par le maître
lui-même, Monsieur Schulze."
Drew Fisher septembre 2018
UN TITRE SOLIDE AVEC UN MERVEILLEUX TIERS FINAL
Drew Fischer:
"1. "Out of the Silence" (21:54) commence étonnamment familièrement et prends un peu de temps à grandir et à se développer (un peu trop, à mon humble avis). Le jeu de cymbales d'un batteur entre et rejoint la séquence au cours de la cinquième minute. Il sonne comme en direct (pas en boucle) !
Les percussions intégrales entrent en jeu à la septième minute, le changement de tonalité total à 7:35, puis revient à sa formation initiale à 8:25. Deux autres changements de tonalité différents dans les dixièmes et onzièmes minutes avec quelques sons de percussions supplémentaires ajoutés au mixage, mais la pièce ne va pas vraiment vers quelque chose de nouveau, différent ou excitant, il y à certes un passage à un spectre de tonalité plus mineur à 11:00. Il est agréable qu'il y eut quatre changements de tonalité au lieu des deux habituels.
À 14:00, toutes les pistes rythmiques sont lâchées et de multiples couches d'accords et de bruits de synthés s'imposent dans un nouvel univers d'espace. J'aime cette section. Surtout l'arpège hypnotique de piano électrique à quatre notes répété comme base centrale. La brillance du travail de Rainer Brüninghaus avec Eberhard Weber me vient à l'esprit.
Une pièce solide avec un merveilleux tiers final, encore une fois, une pièce qui montre la croissance et le développement de la confiance et de la maîtrise de Laurent. (8.5/10)"
C'EST DÉFINITIVEMENT UN MORCEAU REPRÉSENTATIF DES MAÎTRES DE L'ÉCOLE DE BERLIN.
Drew Fischer: "2. "Ici et Maintenant" (25:39)s'ouvrant sur un paysage sonore beaucoup plus sombre et inquiétant que d'habitude pour SequentiaLegenda. Le lent fondu enchaîné de rythmes, de percussions et les multiples
boucles et des effets de synthés apportent un adoucissement de la
tension, un léger regain d'espoir. À la cinquième minute, tous les niveaux semblent fixés. À la neuvième minute, la répétition commence à s'user et puis boum !
À la neuvième minute, juste au bon moment, il y a un grand
changement de tonalité, un changement qui détend les nerfs. Génial !
Laurent devient si doué pour lire ses auditeurs (ou du moins, moi).
Quelque chose dans cette tonalité rend la musique beaucoup plus
décontractée, plus relaxante, puis, à la minute 11, la tonalité revient à
son original, mais grâce à ce sursis de deux minutes, elle est beaucoup
plus tolérable, agréable. Un autre quart de travail à 13:00 et avec lui un nouveau synthétiseur, un nouveau clavier "harpe" aux accords et c'est alors l'épanouissement. Joli ! À 15:00, nous rentrons dans une autre clé. Les objets séquencés semblent si amicaux et si proches maintenant.
De nouvelles percussions sont ajoutées - une grosse caisse dans le
registre grave et une cymbale charleston dans le registre aigu. Après 17:00, quelques autres bruits de synthétiseurs : bourdonnements d'insectes, accords pleins de synthés et une piste de caisse claire de type orchestre. Joli. L'environnement sonore est parfaitement équilibré et pas trop surchargé. L'introduction subtile de tant d'éléments m'aide, moi, l'auditeur, à rester envoûté et retranché...dans " l'Ici et le Maintenant ". Des passages de Tam-tam sont ajoutés au mixage à la vingtième minute et puis, tout à coup, à 20:00, tout s'effondre ; toutes les pistes sauf celles du synthé et quelques éléments rythmiques à deux notes disparaissent progressivement. C'est incroyable !
Je suis tellement stupéfait par la note simple, panoramique et avec effet flanger(1), qui se déploie lentement, que je revis mon lien profond avec "Dream Within aDream" de Propaganda, l'une de mes chansons préférées de tous les temps. J'adore la sortie prolongée avec les percussions et les arpèges de piano électrique d'octave supérieure.
Une piste géniale ! Certainement un morceau emblématique des maîtres de l'école de Berlin !(10/10)"
(1) Le flanger est un effet sonore obtenu en additionnant au signal d'origine ce même signal mais légèrement retardé, ce retard fixe est modulé par un LFO variant périodiquement à une fréquence de quelques hertz (communément entre 0,1 et 20 Hz). D'un point de vue spectral, le traitement est similaire à un effet de filtrage en peigne balayant. (source Wikipédia)
ENGAGEANT, HYPNOTISANT ET CONVAINCANT
Drew Fischer:
"3. "Valentins Traum" (17:24)une longue ouverture avec des choix d'accords mineurs ou discordants sur lesquels des sons étranges, voire dérangeants, entrent et sortent du paysage sonore. La piste rythmique séquencée reste loin en arrière-plan, s'estompant dans et hors du spectre auditif. Ce n'est qu'à la cinquième minute qu'il commence à émerger et à rester, voire à s'élever jusqu'à une place dans l'épaisseur de la palette sonore. À la fin de la sixième minute, un riff de clavecin électronique, un zip!-buzz d'insectes, un tambourin électronique et la rotation des cordes de synthé se sont imposés comme les piliers. La sélection d'accords n'est plus aussi sombre et effrayante maintenant, bien que des sons étranges et contre nature continuent d'entrer et de sortir de l'environnement sonore. Ce riff "harpe/harpsichord" est tellement hypnotisant !
À la onzième minute, plusieurs composants de la batterie sont introduits et entremêlés.
Les sons étranges deviennent plus fréquents, constants, et se
superposent en multiplicité à mesure que la batterie et les pistes
rythmiques s'estompent à la fin de la quatorzième minute.
Le dénouement est lent, progressif et régulier, donc je suppose que le
rêve de Valentin a été un peu dérangeant, mais pas un événement qui a
causé une peur soudaine ou des terreurs nocturnes, mais la persistance
des sons effrayants continue à l'avant malgré le lent fondu de la
musique dans le fond, alors peut-être que j'ai tort.
Beau travail. Définitivement engageant, hypnotisant et convaincant en tant que représentation de son sujet. (9/10)"
Drew Fisher vit aux États-Unis d'Amérique, dans le Wisconsin.
Il a étudié l'histoire de l'art et l'architecture à l'Université de Strasbourg en France. C'est un homme proche de la nature, aimant tout ce qui touche à l'art. Il adore la peinture et il peint dans ses temps libres, il aime particulièrement la littérature et il est l'auteur de "The Osiris Plan Trilogy", une fiction visionnaire de l'histoire humaine. C'est aussi un grand amateur de musique, Drew a chroniqué un grand nombre d'albums.
Il est l'auteur de plusieurs blogs dont "Prog Is Alive and Well" consacré à la musique progressive. Drew anime une émission de radio "Prog is Alive !" diffusée sur WDRT.
Les six premières minutes de FLOATING TIME (travail en cours).
Voici un extrait du deuxième morceau du futur album OVERTHERE. C'est une composition dans la plus pure tradition de l'école de Berlin du milieu des années 70. Les synthétiseurs d'aujourd'hui délivrent des sons au grain analogique.
Dans le brouillard lointain et les vagues déferlantes, on entend le tintement d'une cloche. Une embarcation flottante sur une mer inconnue avance lentement, puis c'est un vol progressif vers le firmament.
Dans cette atmosphère mystique, c'est le grondement du ciel et des
profondeurs de la mer qui se mêle aux séquences flottantes et aux sons
tourbillonnants...
Pour ce titre et pour
ce futur album, les chœurs du Mellotron et les cordes du Solina viennent
s'ajouter aux autres instruments mythiques tels que le ModularMoog, le Minimoog ou autre Jupiter 8.
Can you explain this weightlessness journey to us?
A SOURCE OF INSPIRATION AND ESCAPE
Thierry Moreau:
"With your title "Solitudes Lunaires" you pay tribute to Jules Verne, can you explain to us this journey in weightlessness whose substance evokes in many ways the tribute to Franck Herbert "Dune" by Klaus Schulze. Are you inviting us to the lunar introspection?"
Sequentia Legenda: "I have a great admiration for Jules Verne and I wanted to pay tribute to him. To me, he is a dream storyteller, an astronomer, a geography teacher, an adventurer. Reading his extraordinary travels, it is a whole dreamlike universe that opens up to me and feeds my imagination with delight. It is a source of inspiration and escape. Solitudes Lunaires is a nod to "Autour de la Lune". When I was ten years old, I wanted to become a writer just like him! My favorites: "From the Earth to the Moon", "Journey to the Center of the Earth" and "Twenty Thousand Leagues Under the Sea".
Here is an excerpt from "Around the Moon": "[...]The projectile must have reached the Moon when it was full, on the 5th at midnight. Here we are on December 11, which is six days ago. However, in six times twenty-four hours, without darkness, we have time to settle comfortably. It seems to me that I see them, our brave compatriots, camped at the bottom of a valley, on the edge of a selenite stream, near the projectile half sunk by its fall in the middle of volcanic debris, Captain Nicholl beginning his levelling operations, President Barbicane cleaning up his travel notes, Michel Ardan embalming the lunar solitudes with the scent of his londrès[...]".
Literature and music have similarities, in particular that of making people travel, making them dream. Jules Verne knew how to make his readers travel with brio, with this composition, it was important for me to transport the listeners to a lunar introspection.
The seraphic choirs, the sparkling sounds, the distant layers contribute to the lunar atmosphere. The rhythmic texture is created by the Minimoog's oscillators pushed into self-oscillation. The whole is amplified with quite long reverberation times and stereophonic echoes. The note loops are like a series of words, telling a story, describing the sound landscape: the seas, valleys, craters, mysteries and the gentle sunlight. Imagination plays a major role in interpretation. So why not let yourself go and imagine the song of the Selenites accompanying this lunar music? Everyone is free to interpret this musical poem, to experience in their own way the meditative exploration of this selenical world.
For the anecdote, my eldest son, listening to this play, wrote this: "Dad, when I listen to this extract, I feel like I'm alone on the Moon!"
And finally, I would like to say that I am honoured to know that my title in its substance can thus be compared to the album "Dune" by Klaus Schulze."
A SONIC PATTERN IN PERPETUAL MOVEMENT
Thierry Moreau:
"Your work alternates a melodic line and a sequence that guides us on a journey, do you plan to make a complete album in homage to Jules Verne's universe or to a particular novel?"
Sequentia Legenda: "This alternation can be compared to the tides caused by the Moon, it is a sonic pattern in perpetual movement, which comes and goes while amplifying, while subtly metamorphosing. It rock the listener into the sound space. The sequences, too, are evolutionary, forming combinations, constellations, intertwining and merging in the global atmosphere.
Creating an album in homage to Jules Verne is indeed an interesting idea. To see..."
AN INVITATION TO DREAM, TO TRAVEL, TO MEDITATE
Thierry Moreau:
"Your impregnation of the Berlin School is obvious and you are immediately identifiable, don't you think that the emotional charge that emerges is partly due to the fact that you like to invite people to travel? In this instance at Jules Verne's here?"
Sequentia Legenda: "Apart from the fact that my music is an invitation to dream, to travel, to meditate, I think that listeners perceive through my compositions my sensitivity, my authenticity, my vision of a cleansed Berlin School.
I share my musical language with passion and happiness. To fully enjoy the sound worlds, you have to give yourself time, put yourself in good listening conditions. Thereafter, an association of emotions takes place and the immersion can then be fully experienced."
SOLITUDES LUNAIRES [XMas 2018 Version] by Sequentia Legenda
(This track is FREE from December 24, 2018 to January 1, 2019) 🎁 Here is a version for Christmas !
The title SOLITUDES LUNAIRES has been revisited and remastered especially for this occasion. The Mellotron choirs have been added. The Minimoog is present for the final.
A cymbal came to support the rhythmic impulses of the oscillators in self-oscillation.
The duration is slightly longer than the original version of the double album "EXTENDED".
Selenic world 0:00 to 10:08
Electric blue glow of Aristarchus 10:08 to 11:44
Mare Tranquillitatis 11:44 to 18:08
The mysterious side of the Moon 18:08 to 22:56
Mare Serenitatis 22:56 to 26:38
Thierry Moreau
is a graphic designer, gifted with great sensitivity, a lover of the arts and culture.
An open and generous man ‒ an artist.
He is a graduate of the Beaux Arts. He has worked in creative studios and communications agencies. He has worked for record labels and for the specialized music press.
He has taught in the Applied and Plastic Arts.
El Jice:
"Is Elevation inspired by the NDEs? The dark colouring evokes the first steps of the soul in the afterlife. More precisely in the first strata of the astral journey."
Sequentia Legenda: "It's a surprising and interesting approach to my title.
Elevation, is my representation of the cosmos, of the sidereal and astral journey, the song of the High - the universe through its sounds.
For this composition, my wish and my objective were to build a broad, large, deep sound universe. By exploring new technical means and looking for new paths this title was really an exciting experiment.
The slow progression of the introduction is made up of low harmonics, dissonances, multiple reflections, are made to transport the listener to the diffuse, deep and orchestral singing of the universe as I can imagine it. For this opening, the use of an unusually long reverberation time accentuates the effect of size, while maintaining a low density of notes propagating in space. The stereophonic space in correlation with the extreme reverberations is deliberately accentuated to "stretch" the effect of grandeur even further and to somehow "suck" the listener upwards. I would describe the overall atmosphere as "serious", gradually unfolding with subtle and hypnotic loops towards a more luminous atmosphere.
In the end, with Elevation, I took the initiative to add an additional facet to my musical vision by taking the risk of going beyond my usual guidelines, favouring a tendency to experiment. This title is certainly not the most accessible of my discography. To appreciate it, to explore it, you have to give yourself the necessary time, put yourself in good conditions to fully enjoy it, immerse yourself in this atmosphere in an optimal way and make the desired journey serenely and thus reach a certain fullness."
AN ALTERNATIVE MUSICAL MOVEMENT
El Jice:
"Overall, I felt the album to be disturbing and dark, although it was one of my favourites. Was it an aspect of Berlin School that caught your attention? Or is it a reflection of a current state of mind?"
Sequentia Legenda: "The ETHEREAL album is a mixture of "seriousness", sensitivity and nostalgia. When I compose, I am in my bubble, I work alone, varying rigour and freedom - perhaps I am influenced by the German rigour I encounter daily ;-) I am unable to make "commercial" music, mainstream soup, mass music.
If I had to define my music, I would say that it is serious, nostalgic, sincere, that it is against the grain of what is being done and that I am proud of it. This is how I see the Berlin School, as an alternative musical movement, that we must take the trouble to look for in order to appreciate all its magnificence."
THREE CELESTIAL SPACES
El Jice:
"Is ETHEREAL the contraction of Ether and Real, an evocation of the reality of the invisible world in our existence? In fact, is it a conceptual album about the afterlife or the coexistence of the two worlds?"
Sequentia Legenda: "ETHEREAL is vaporous, ethereal, aerial, it is a symbolism between reality and imagination, an immersion, an introspection. It is a minimalist, ethereal and organic sound universe, made up of three celestial spaces to discover: Stratums of Seraphic Voices, Around the Second Moon and Elevation. The musical framework, structure and sounds are refined with a continuous process of transformation over time.
The ether and also the substance of the soul. It is precisely music that comes from the depths of my heart and soul. And if, like the ether, this subtle and volatile substance, ETHEREAL is a creator of effects, sensations, reactions on the body and the psyche, then my bet is won!"
ETHEREAL by Sequentia Legenda Overview Teaser 3 Titles 70 min of pure Berlin School music
El Jice is a Belgian multidisciplinary artist and music reviewer for the fanzine PROG-RESISTE (www.progresiste.com). There are reviews of many musicians, from Klaus Schulze to Andy Pickford. He is also the author of a novel, LE TOMBEAU DES ETOILES, which will be reprinted in its entirety by Rivière Blanche in early 2019. He reinvents his universe in his illustrations and music (Chrysaldor the Legend, an electronic concept that he is currently reworking).
Sequentia Legenda interviewé par Bertrand Loreau (deuxième partie)
PROCURER UNE PART DE RÊVE
Bertrand Loreau :
"Tu revendiques l'influence de Klaus Schulze et manifestement tes œuvres, notamment par leurs structures, rappellent les constructions de ses morceaux. Est-ce que tu crois cependant que ta sensibilité personnelle est suffisamment forte pour que tu ne sois pas vu comme un simple imitateur de l'artiste berlinois."
Sequentia Legenda : "Je suis naturellement flatté et fier de pouvoir lire tout ce qu’il se dit sur moi et sur ma musique, toutes les comparaisons avec Klaus Schulze. Et que ne le serait pas ? J’ai cependant, ma personnalité, ma propre vision de la Berlin School et suffisamment de sensibilité pour faire transparaître mes émotions au travers de mes titres. Je crois que si l’on joue la musique qui provient de son cœur et de son âme, les auditeurs percevrons cette musique comme authentique et sincère. Je suis, tout simplement heureux, de pouvoir partager ma propre vision musicale, de procurer une part de rêve, un moment de détente et d’évasion."
LA PÉRIODE OÙ KLAUS UTILISAIT LES SYNTHÉTISEURS ANALOGIQUES
Bertrand Loreau :
"Est-ce que tu apprécies toute la discographie de Schulze ou évites-tu certaines périodes ?"
Sequentia Legenda : "C'est par une après-midi d’été en 1980, j’avais 15 ans et je parcourais la collection des vinyles de mes parents. Parmi toutes les albums, une pochette avec un portrait stylisé en vert et bleu m’intriguait. Après avoir examiné de plus près cette mise en pages originale, je me décidais à mettre le 33 tours sur le tourne-disque. Dès les premières minutes, ce fut un véritable coup de foudre. L’album « Mirage » de Klaus Schulze fut pour moi un véritable déclencheur ! « Mirage » est mon favori, j’apprécie également beaucoup « Moondawn », « Timewind », les deux « Body Love », le double album « X » pour ce qui est de la période analogique. « Dune » est un album à part pour moi avec deux titres très différents et une ambiance très particulière, parfois à la limite de l’oppressant, mais avec un travail de recherche sonore, totalement unique. « Totem » est une œuvre de début de carrière que je trouve intéressante avec les prémices des séquences. Pour la période numérique, c’est « E=Trance » et surtout « Trancefer » qui ont retenu toute mon attention. J’ai ensuite décroché après l’album « The Dresden Performance ». Les titres précédents, « Angst », « Inter*Face » ou « Miditerranean Pads » ne m’avait pas totalement séduit.
Encore aujourd’hui, c’est la période où Klaus utilisait les synthétiseurs analogiques qui me plaît le plus et que je trouve la plus intéressante en terme de créativité. Cela ne veut pas dire que tout ce qui a suivi ne m’a pas plu. J’ai trouvé par exemple « Are You Sequenced? » avec une utilisation des séquenceurs intéressante. Le dernier album de Klaus « Silhouettes » est lui aussi remarquable sur certains points, avec une atmosphère qui me rappelle son début de carrière."
LA RENAISSANCE D’UNE CERTAINE BERLIN SCHOOL
Bertrand Loreau :
"As-tu déjà rencontré des gens qui aiment ta musique et qui ne sont pas des fans de Klaus Schulze ?"
Sequentia Legenda : "Bonne question. Je ne sais pas si tous les fans de Klaus Schulze aime ma musique et vice versa. J’ai eu à quelques reprises des retours de personnes ayant découvertes ma musique et qui ne connaissaient pas vraiment le maître allemand. J’ai trouvé cela intéressant me donnant le bon espoir en la renaissance d’une certaine Berlin School."
CETTE BELLE MOUVANCE MUSICALE
Bertrand Loreau :
"Crois-tu que ton travail peut aider des gens à découvrir les disques de référence de la musique électronique des années 70 ?"
Sequentia Legenda : "J'en serais bien évidemment ravi. Si je peux apporter ma pierre à l'édifice de cette belle mouvance musicale alors j'aurai finalement réussi mon pari. C’est un plaisir de pouvoir partager à ma manière la richesse de cette période et de mettre au goût du jour cette atmosphère si particulière."
MON CŒUR A ENCORE SUFFISAMMENT DE CHOSES À OFFRIR
Bertrand Loreau : "Comment imagines-tu la musique que tu feras dans 5 ou 10 ans ?"
Sequentia Legenda : "C'est difficile de répondre à cette question de manière totalement objective. Tant de choses peuvent se passer et donc influencer un tant soit peu ma créativité. Dans 10 ans qui sait si je ferais encore de la musique ? Une chose est certaine, si je devais encore composer d'ici là, alors c'est que mon cœur a encore suffisamment de choses à offrir, à partager. Je ne peux pas concevoir ma musique sans passion, sans âme et sans émotions. Je peux donc imaginer une musique qui soit dans la continuité de celle que je produis actuellement, avec une plus grande maturité certainement et avec plus de maîtrise peut-être."
J'AIME LES CORDES, LES SYMPHONIES, LES CHŒURS
Bertrand Loreau :
"Écoutes-tu d'autres musiques qui s'appuient sur la répétition, les boucles. Écoutes-tu des musiques acoustiques et orchestrales comme celles de Glass ou bien des musiques traditionnelles ?"
Sequentia Legenda : "Pour être totalement transparent, je n'écoute certainement pas assez ce que font les autres, je ne trouve pas suffisamment de temps pour écouter de manière assidue la musique des autres. Un des rares moments où j'écoute de la musique, c’est sur la route entre le travail et la maison et c'est alors bien souvent de la musique classique ou du jazz. J'ai toujours eu un grand respect pour les compositeurs de la Grande Musique, Beethoven, Mozart, Bach, Wagner, Berlioz. J'aime les cordes, les symphonies, les chœurs. Le jazz quant à lui me relaxe. Je n’aime pas l’opéra."
MA SENSIBILITÉ VIENT DE PLUS PROFOND DE MOI
Bertrand Loreau : "A propos de ta sensibilité, est-ce que tu peux expliquer d'où elle vient et pourquoi tu ressens le besoin de la partager ?"
Sequentia Legenda : "Sacré sujet, vaste thème. Ma sensibilité vient de plus profond de moi, je perçois beaucoup de choses, je ressens les choses avec une grande amplification. C'est parfois même difficile à vivre pour moi et pour les autres. Je suis souvent à fleur de peau et j'ai du mal à cacher mes émotions alors je dois littéralement expulser ce qui me touche par de la peinture, de l'écriture ou de la musique et aussi par le sport. C'est un besoin : partager, communiquer, me libérer.
Tout récemment, c'est le diagnostic de l’autisme de mon fils cadet qui m'a grandement touché et qui à mes émotions à rudes épreuves. Outre son handicap, Valentin me donne beaucoup d'amour et je suis fier de lui, il m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Lui aussi est doué d'une grande sensibilité :-) "
Un extrait de ce que sera l'atmosphère de ce projet
MIND LAKE by Sequentia Legenda (travaux en cours)
Voici un extrait du titre ici encore dans sa version
expérimentale. C'est un avant-goût de ma vision musicale
pour 2019. Mon travail reste axé sur la symbiose entre les séquences et les nappes. La palette sonore proche de l'ère analogique avec les possibilités des instruments d'aujourd'hui.
Le
paysage sonore de ce titre est pour moi proche de mon ambition
musicale, de ma vision de la Berlin School d'aujourd'hui et de demain.
UNE FILIATION AVEC LE PIONNIER DE LA BERLIN SCHOOL
"Depuis les années 80 de nombreux artistes ont été attirés par la musique électronique, et les synthétiseurs, après avoir découvert les œuvres de Klaus Schulze. Timewind, Moondawn, Mirage, Dune et dans une moindre mesure Trancefer et Audentity ont fait du compositeur allemand un modèle que beaucoup ont voulu imiter. Schulze a produit ses chef-d’œuvres dans une période qui va de l'avènement de l'analogique au début du digital.
Le compositeur Sequentia Legenda fait partie de cette troisième ou quatrième génération de maîtres des synthétiseurs qui revendiquent une filiation avec le pionnier de la Berlin school. Il produit une musique qui mêle des réminiscences des périodes analogiques et numériques de l'art schulzien, en prenant le risque de systématiser les principes du compositeur de Mirage . On retrouve les séquences qui se lovent sur la face entière d'un immense vinyle, et les transpositions qui retentissent comme des coups de tonnerre pour provoquer le frisson attendu. Mais Sequentia va parfois au-delà de ce que faisait Schulze dans les années 70 comme s'il tentait de dépasser les limites que s'imposait le maître pour ne pas créer de ruptures avec son public. Les accords peuvent être tenus plusieurs minutes et les séquences se construisent et se déconstruisent par éléments séparés au cours de très lents et subtils mixage.
Sequentia Legenda prend le risque de déranger parfois et le risque d'être perçu comme un simple interprète de recettes déjà souvent exploitées dans les musiques cosmiques. Mais il faut le voir autrement. Sequentia Legenda explore les limites de concepts musicaux qui n'avaient peut-être pas tout dit. Son travail sur le son et sa volonté d'hypnotiser, plus que de séduire, font que ses œuvres établissent une passerelle qui n'existait peut-être pas entre la véritable musique de Berlin et la musique ambient. En évitant les solos et les ruptures, sa musique peut être perçue comme l'accompagnement d'un lieu ou d'un espace imaginaire, à la manière de certains travaux de Brian Eno."
Bertrand Loreau
Bertrand Loreau enregistre depuis bientôt 30 ans des albums pour les labels Musea et Spheric Music, il a abordé de nombreux styles allant de la musique mélodique à la musique électroacoustique en passant par la Berlin School