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samedi 9 septembre 2017

A return on the title VIBRATIONS

A RETROSPECTIVE ON MY TITLE VIBRATIONS
"He swims and whirls"


Sequentia Legenda Berlin School music

CRYSTAL LOOPS AND VIBRATORY WAVES


It is indeed a very precise part of FLY OVER ME which served as starting point.
The atmosphere consists essentially of crystal loops which move,
oscillating like vibratory waves.
The chords in the B minor tone, as well as the basses, support the sequences that give the cadence. Here, not percussion, but a few voices mingle with the whole.
 
Laurent Schieber (Sequentia Legenda)

Berlin School music

THE HEART OF THESE TWO UNIVERSES


"We remember these delicate arpeggios which rang at Crystal Lake's opening?
We remember this second draft of Mirage in Big in Japan?

The introduction of VIBRATIONS plunges us right in the heart of these two universes. We could downright speak about plagiarism if the track didn't sneak between both variations of FLY OVER ME and THE APPROACH. The execution is the same, only the ambiences differ. Here the synth pads always caress so warmly this delicate electronic staccato which amplifies its measure with as much subtlety as delicacy, whilst electronic chirpings of the beautiful Schulze's analog years come to peck at our ears and to awake soft memories of a time that will always stay in the firmament of the unconditional charms of EM. The proof? This wonderful obsession which surrounds the Sequentia Legenda phenomenon who, with an approach so candid, manages to put between our ears a thing for which we would never have hoped.

Three monuments of EM with variations on the same theme, BLUE DREAM is to the 2010's what Mirage was in the 80's."

Sylvain Lupari April 26, 2015

To the original review



Sequentia Legenda Berlin School music

A COMPLEX STRUCTURE OF SOUND


"Most space music is made of three components: synth pads, sequencer loops and solos (which can sometimes be too flashy and protruding). Sequentia Legenda is intelligent and sensitive enough to create his instrumental music with a perfect blend of the first two components only: pads and loops. In his spacey compositions, where light meets minimalism, and fitted to dream and meditation, there is no room for flashy solo, no room for protruding showing-off. Instead the space is filled with highly sophisticated perpetually changing pads and ever-evolving patterns of loops, creating a complex structure of sound."

Yves Blanc (La Planète Bleue)
Sequentia Legenda Berlin School music

MONUMENTAL TRIBUTE TO BERLIN SCHOOL LEGENDS


"[...]VIBRATIONS fires up the spectacle with its extended version. As far I remember, shorter edition of this composition was my fave piece on BLUE DREAM album. Persistently shimmering ear-tickling sequences exquisitely commingle with sublimely sweeping horizons and remotely percolating and oscillating cybernetic glimpses. Although without any significant modifications when comparing to the original version, it's still a truly triumphant piece paying monumental tribute to Berlin School legends.[...]"

Richard Gürtler (May 21, 2017, Bratislava, Slovakia)


To the original review



 

 





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vendredi 18 août 2017

Une révélation, un choc, un bumper ! Article d'Yves Blanc "La Planète Bleue volume 9"

Voici comment Yves Blanc présente Sequentia Legenda lors de la sortie du CD et du livre "La Planète Bleue volume 9"

Une révélation, un choc, un bumper !

Il y a des gens, vous en connaissez sûrement, dont la vie s'écoule régulièrement, sans accident, sans à-coup, presque sans surprise, sûrement sans trop de stress, sur un rythme régulier, bien réglé, bien huilé. D'autres en revanche connaissent une vie avec quelques rebonds, parfois des bifurcations soudaines, que ce soit dans leur vie personnelle ou dans leur activité professionnelle. Parfois les deux, d'ailleurs. Ces gens-là ont une vie évidemment plus agitée, plus rebondissante, ils se heurtent parfois à des espèces de bumpers qui les renvoient, qui les réexpédient soudain vers des directions nouvelles, complètement inattendues.

Sequentia Legenda (Laurent Schieber) et Yves Blanc

Ça a été le cas du compositeur dont j'aimerais vous parler aujourd'hui, camarades écouteurs : Sequentia Legenda. Le garçon est graphiste, il travaille dans un pays voisin. Un beau jour, il tombe sur un disque de Klaus Schulze, Mirage. Cette écoute est pour lui une révélation, un choc, un bumper justement. Suite à l'écoute attentive de ce disque, sa vie va prendre une nouvelle direction.

Il devient compositeur, très spécialisé dans un secteur pointu que les connaisseurs appellent la Berlin School, les musiques électroniques planantes (voir plage 11). En deux mots, il s'agit d'une musique électronique répétitive plutôt planante, apparue à Berlin au début des années 70, avec Tangerine Dream, Ash Ra Tempel, et Klaus Schulze, qui donnera naissance, des années plus tard, à la new age, à l'ambient, et à l'electronica. Qu'on l'appelle Kosmiche Musik ou Space Music, qu'il s'agisse de l'Ecole de Berlin ou de l'Ecole de Düsseldorf, plus percussive, plus rythmique, dont les fers de lance ont été Can, Kraftwerk et Neu!, qui ont influencé — certains disent inventé — la techno, toutes ces musiques ont deux choses en commun : elles sont allemandes et audacieuses.

Donc, quand Sequentia Legenda découvre Mirage de Klaus Schulze, sa vie rebondit. Il devient compositeur de musique électronique planante, et il a alors une démarche tout à fait originale. Car la quasi totalité des musiques planantes sont constituées de trois éléments : des nappes de synthé, des boucles de sequencer… et des soli… souvent très chiants, il faut bien l'avouer. Sequentia Legenda a l'intelligence, la sensibilité de bâtir ses musiques, strictement instrumentales, sur les deux premiers éléments seulement : les nappes et les boucles.



Dans ses compositions, aucun solo dégoulinant, aucun solo ennuyeux, mais des nappes d'une grande sophistication, en constante évolution, et des boucles, elles aussi en évolution permanente, parfois d'une grande complexité, même si elles ont toujours l'apparence de l'évidence. 


De Mulhouse, la Berlin School d'aujourd'hui, une musique spatiale, lumineuse et minimaliste, favorable au rêve : Sequentia Legenda sur La Planète Bleue.
 
Yves Blanc,
La Planète Bleue





Voici le lien vers la version originale.



Journaliste, écrivain, producteur et réalisateur,
Yves Blanc arpente depuis 25 ans les meilleurs programmes radio / télé :

  •     "Megamix" sur Arte,
  •     "Culture Club" sur France Inter,
  •     "Fondu Au Noir" sur Radio France,
  •     "Les Aiguilles Dans Le Rouge" sur Radio Nova et Couleur3,
  •     "Les Coins du Globe" sur RSR La Première,
  •     "La Planète Bleue" sur Couleur3, Radio Nova, Radio Canada, Radio Monaco, Radio Ellébore et iTunes.

Il est l'auteur du roman Les Guetteurs du passé (Favre, 2010) et le beau livre La Planète Bleue, le livre (Georg, 2017). Il a été collaborateur permanent de Sciences et Avenir pendant quinze ans, ainsi que d'une douzaine de journaux en Suisse et en France, et dirige la collection de disques La Planète Bleue (neuf volumes parus). 

Lire la biographie sur Wikipédia.




▶  La Planète Bleue website

▶  Yves Blanc présente EXTENDED dans son émission La Planète Bleue

▶  Sequentia Legenda Discography 

▶  Sequentia Legenda Reviews and Interviews

  Sequentia Legenda Youtube Playslist Reviews/Interviews/PodCasting 

 

jeudi 4 mai 2017

Mirage : Mon coup de foudre musical !

1980 – un véritable coup de cœur



C'est en 1980 à l’âge de 15 ans que j'ai découvert une musique venue d'ailleurs, une sonorité nouvelle, un monde musical inconnu allait s'ouvrir à moi un peu par hasard.

Parmi toute la collection de vinyles de mes parents, un album en particulier venait d'attirer mon attention. Le look particulier de la pochette m'intriguait. Un style à part, une couverture épurée, un visage, un nom Klaus Schulze, un titre Mirage !


À cet instant, j'ignorais encore qu'en sortant le microsillon de sa pochette
et qu'en le posant délicatement sur le tourne-disque que l'écoute de celui-ci allait changer à jamais ma vision musicale.


Ce fut pour moi en effet dès les premières minutes d'écoute un véritable coup de cœur !

Des sons inconnus, une atmosphère envoutante, un voyage, une révélation.
Oui, ce disque fut pour moi une révélation.


Ce jour-là, je me mis à écouter la face A puis la face B en boucle. J'analysais la structure musicale, la longueur des plages, les sonorités, la pochette, le contenu rédactionnel.
Tout y passait.



Je me rendais quelques jours plus tard chez les disquaires du coin pour trouver d’autres albums de Klaus Schulze.

Autour de moi, je ne parlais plus que de ma découverte musicale.

Ma vision de Mirage.

« Les mirages sont des phénomènes optiques bien réels qui ont lieu dans des circonstances particulières. »

Le sous-titre « eine elektronische winterlandschaft », un détail de la pochette que je n’avais par perçu à l’époque, et que l’on peut traduire par « un paysage d'hiver électronique », reste pour moi énigmatique.

Voici mes explications et mon ressenti.


Face A. Velvet Voyage

Dès la toute première écoute, et malgré ce sous-titre, j’ai au contraire, imaginé des paysages désertiques. Je visualisais des dunes de sable, de la chaleur, le soleil, avec au lointain des réverbérations lumineuses, des mirages. 

Je pensais justement que le titre de cet album était en relations avec les mirages qui sont visibles dans le désert. C’est le Sahara qui à mes yeux pouvait le mieux coller à l’espace sonore de cet album.





Pour moi, dans Velvet Voyage, on entend des échos de voix (celle de Klaus Schulze, je crois bien) qui me font penser à une grande étendue, à l’espace, et, peu à peu (6:20) le titre va se mouvoir vers une ambiance orientale, où je perçois au loin la silhouette d’une caravane se découpant dans l’oranger d’un coucher de soleil. Je sens une chaleur sèche
et envahissante. 

Je tiens à dire que pour ce titre, qui est le plus atmosphérique de cette œuvre, se dégage une des séquences les plus subtiles de Klaus, ça reste juste mon avis personnel bien évidemment. Cette séquence est dans sa phase embryonnaire à 11:00 pour devenir plus amples et plus présente à partir de 13:00. Je trouve que cette séquence sonne « orientale » et qu’elle est le signe annonciateur de ce que va être la face B. Même les premières notes des solos (dès 15:55) sonnant pour moi de façon orientale. Les phénomènes optiques se multiplient dans cette chaleur torride. Je suis englobé par cette chaude sensation et enivré l’odeur du sable. Curieux.

« ... la musique ottomane, la musique arabe ont développé leurs propres systèmes modaux avec des caractéristiques et des règles bien différentes, intégrant des éléments cosmologiques (heure, saison ou lieu pour jouer), moraux (sévère, triste, joyeux, etc.) et esthétiques (gamme ascendante pentatonique et descendante heptatonique... » (Source : wikipedia)

« La forme la plus courante est le mirage chaud, ou mirage inférieur2, qui se produit lorsque la température du sol est très élevée (désert, route goudronnée,…) et donne l’impression d’une flaque d’eau. »
(Source : intra-science.com)

La face B. Crystal Lake

Rien que le titre me confortait dans mes idées qu’il s’agissait bien de mirages que l’on perçoit par forte chaleur. Je pouvais aisément m’imaginait au travers de cette fabuleuse séquence les réfractions de lumière se multipliant au fur et à mesure que les lignes séquentielles grandissent.

La chaleur elle aussi s’amplifie, pour arriver à son apogée lorsque les premières notes graves font leurs apparitions. Je perçois à nouveau les silhouettes dans ce contre-jour Saharien et  à nouveau j’entends des sons orientaux avec le début du solo (8:00) me transportant au-dessus du désert. C’est une véritable danse orientale qui s’engage. C’est bon, c’est beau et c'est presque « érotique »… Je dis cela parce que j’aime véritablement ce moment (12:00) c’est précisément ici que je suis littéralement tombé en amour pour cette musique que l’on nomme la Berlin School !



La chaleur retombe peu à peu (14:00), c’est encore plus langoureux, les mirages s’estompent, le soleil baigne de ses derniers rayons les dunes. Les caravanes avancent doucement vers les oasis. Un petit vent soulève (16:00) une douce et fine poussière rougeâtre. La nuit tombe doucement et les étoiles brillent. La couleur pourpre fait son apparition. Les notes (19:00) me font penser à des instruments arabes. Vers (23:00) le lever de soleil annonce une nouvelle journée dans ce désert. À (25:00)
c’est l’orient dans toute sa splendeur ! 

C’est tout simplement BEAU.


Voici donc ma vision de Mirage, elle est loin des paysages d'hiver, mais proche des dunes du désert, un album de Klaus Schulze que j'aime avec passion.

Musicalement, Laurent Schieber (Sequentia Legenda)


L'album Mirage de Klaus Schulze fête ses 40 ans








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dimanche 16 avril 2017

Yves Blanc présente EXTENDED dans son émission La Planète Bleue

Beau souvenir de 2016.

"EXTENDED" est présenté dans "La Planète Bleue 910" 

Yves Blanc : "Dans le plus grand secret, du fond de sa cave, Sequentia Legenda réinvente aujourd'hui les codes de la Berlin School, en les dépoussiérant, en leur apportant une sacrée fraîcheur, une insolente maturité, une modernité décomplexée."


Laurent Schieber et Yves Blanc
Laurent Schieber (Sequentia Legenda) et Yves Blanc



























Lors de sa sortie en 2016, mon double album "EXTENDED" fut présenté de superbe manière par Yves Blanc dans son émission "La Planète Bleue Edito 910" diffusée sur la radio suisse de Couleur3 et en podcast dans le monde entier.


Il y a un an, La Planète Bleue vous révélait un musicien exceptionnel, Sequentia Legenda, un garçon méconnu, secret, qui réinvente pourtant la Berlin School music. Pour ceux qui auraient raté quelques épisodes, la Berlin School est une musique électronique douce, harmonieuse, jubilatoire, inventée par les grands innovateurs allemands des années 70, les Tangerine Dream, Ash Ra Tempel et autre Klaus Schulze. C'est la Berlin School qui donnera naissance, des années plus tard, à la new age, à l'ambient et à l'electronica, pas moins. En Allemagne, on l'appelle Kosmiche Musik, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, Space Music ou space rock, "musique planante" dans le monde francophone. A l'époque, l'Allemagne est incontestablement le pays le plus inventif de la scène musicale mondiale. Les jeunes créateurs sont libres, dépourvus du moindre carcan culturel, et qui plus est, soutenus par toutes les infrastructures des villes allemandes : "Créez, osez, soyez audacieux", leur répète-on à l'époque. Et la jeunesse allemande répond présent. Au même moment d'ailleurs, 500 bornes plus à l'Ouest, une autre école majeure voit le jour : les spécialistes l'appellent l'Ecole de Düsseldorf, plus percussive, plus rythmique, dont les fers de lance sont Can, Kraftwerk et Neu!, qui ont influencé — certains disent inventé — la techno, même si la formule paraît bien réductrice.

Dans le plus grand secret, du fond de sa cave, Sequentia Legenda réinvente aujourd'hui les codes de la Berlin School, en les dépoussiérant, en leur apportant une sacrée fraîcheur, une insolente maturité, une modernité décomplexée. Bon an mal an, il publie un CD par an… en 21 exemplaires ! Oui, oui, vous avez bien entendu : 21 exemplaires pour le monde entier ! C'est dire si la démarche commerciale du garçon est exacerbée. Non, lui se fout de tout ça, des labels, des maisons de disques, de la distribution, tous ces soucis sans intérêt. Lui, son truc, c'est la création, la Berlin School.

Sequentia Legenda sort ces jours-ci son nouvel album, un double CD, Extended, déjà disponible en dématérialisé, sur son site sequentia-legenda.com, et prochainement en physique, un double CD en toute petite série, vous l'aurez compris, il n’y en aura pas pour tout le monde.

Dans ses compositions spatiales et lumineuses, favorables au rêve, au spirituel, aucun solo dégoulinant, aucun ego envahissant, mais des nappes d'une grande sophistication, en constante évolution, et des boucles, elles-mêmes en permanente mutation, parfois d'une grande complexité, même si elles ont toujours l'apparence de l'évidence. C'est ça, l'élégance. Qui plus est, au fil des ans, alors que Sequentia Legenda s'affranchit peu à peu des sons acides de son mentor, Klaus Schulze, la production s'affine, la couleur sonore devient plus chaude, plus chaleureuse, plus confortable, plus grave aussi.

Je ne saurais trop vous recommander l'album physique, qui paraîtra bientôt, avec une vraie pochette, un vrai livret… et un son intégral, non compressé. Un double CD pour seulement 6 titres, on retrouve la pleine tradition de la Berlin School, des morceaux de plus de 20 minutes chacun, et c'est un vrai bonheur. Ce double CD sera disponible dans quelques semaines sur sequentia-legenda.com, mais il est déjà là, sur La Planète Bleue.

Yves Blanc, La Planète Bleue




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